Le Bestiaire d’Orphée ou Les Effets de la Musique sur les Animaux

Création 2020

Représentez-vous Orphée entouré des animaux de la création, spectacteurs fascinés. Orphée qui découvre le pouvoir de sa musique sur ce public uni dans une même écoute attentive de l’harmonie… captifs, au sens figuré et au sens propre. Car si certains observateurs ont noté que « les oiseaux sont plus sensibles aux charmes de l’harmonie qu’à leur liberté », d’autres ont relaté les différents concerts que l’on a pu donner aux animaux en cage, et étudier leurs réactions…

Certains textes choisis nous apprendrons quels effets de la musique sur les animaux on a pu observer au XVIIIe siècle, et quel dialogue a pu exister entre l’homme et l’animal, tour à tour imitateurs et imités, charmeurs et charmés.

Construit à la manière du Bestiaire ou Cortège d’Orphée d’Apollinaire mis en musique par Poulenc, dans une succession d’animaux et d’évocations, ce concert passera en revue les animaux de la création, terrestres ou aquatiques, insectes ou mammifères… on y entendra l’évocation des serpentaux, des abeilles, de l’éléphant, du chat, de la grenouille, du cheval, du papillon, de la sauterelle… sur des musiques de Couperin, Josquin des Prés, Rameau, Morley, Bizet, Ravel, Haendel, Bousset, Caix d’Herveloix, Poulenc…

Alice Julien-Laferrière, violon
Matthieu Bertaud, flûtes
Sarah Van Oudenhove, violes de gambe
Mathieu Valfré, clavecin
Etienne Bazola, chant

Sujet de prédilection de l’Ensemble Artifices, les relations musicales liant les humains et les animaux — et tout particulièrement les oiseaux — sont au cœur des programmes de concerts ou de conférences. Évoquer la lyre d’Orphée, c’est l’occasion de parler plus spécifiquement de l’effet de la musique sur les animaux… et des expériences qui ont été menées aux XVIIe et XVIIIe siècles pour savoir ce qu’ils pouvaient bien entendre… et apprendre de nous !